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Par le 28 Septembre 2013 - Blogue RSE

Plusieurs sujets intéressants ont été abordés à la Conférence Boréalis 2013, qui s’est déroulée à Brisbane les 18 et 19 septembre. Le thème principal – Bénéfices pour la communauté : créer un changement positif – a été le point de départ pour discuter d’études de cas, des meilleures pratiques, et pour soulever certaines questions et débattre d’enjeux spécifiques aux industries extractives. Les séminaires de la conférence se sont articulés autour de trois fils conducteurs : le modèle de responsabilité sociale des entreprises (RSE), les organisations et le facteur temps.

Le modèle RSE

L’un des arguments souvent entendu pendant les discussions est que nous devons changer le modèle utilisé dans la relation entre la compagnie et la communauté. D’un côté, il nous faut rendre nos systèmes plus accessibles et partager nos informations de manière à augmenter la transparence. La technologie nous permet d’amorcer ce changement. De l’autre, nous devons définir et nous entendre sur des frontières communes pour encadrer et à appuyer nos objectifs de transparence, de manière à bâtir des relations de confiance.

Nous devons aussi discuter à propos de l’approche « envers soi » (inreach), par opposition à l’approche « envers la communauté » (outreach). Jusqu’à récemment, nous nous étions beaucoup attardés sur l’approche « envers la communauté » pour que les communautés comprennent les activités des entreprises. Mais nous devrions maintenant nous tourner vers nous-mêmes, afin d’aider nos membres à bien comprendre les communautés dans lesquelles ils opèrent. Cela peut se faire à travers des sessions d’insertion, des formations continues et des programmes de sensibilisation. Cette approche devrait être adoptée dans tous les services de l’organisation.

Les organisations

Pour maximiser les relations avec les communautés, les organisations doivent surmonter 3 types d’obstacles :

  • Les départements fonctionnent en silos et cela à des répercussions directes sur les relations avec les communautés. Les ressources humaines, l’approvisionnement et les relations avec les communautés ont des objectifs différents et cela se traduit souvent par de la confusion à l’internet et dans les messages aux communautés.
  • La performance sociale doit être la principale préoccupation à tous les niveaux, y compris au sein de la haute direction. Les priorités en matière de performance sociale doivent aussi pouvoir changer tout au long de la durée de vie du projet : elles seront notamment très différentes lors de la phase de développement et pendant la phase d’opérations.
  • Engagement des parties prenantes à l’interne : les entreprises sont des communautés et par conséquent nous devons utiliser nos compétences sociales pour tisser des liens à l’interne, dans tous les services. Comme le mentionnait un participant, il y a ceux qui se contentent d’occuper une fonction (role takers) et ceux qui contribuent à définir ces fonctions (role makers) : nous devons amorcer ce changement pour sensibiliser les gens aux bénéfices pour la communauté.

Le facteur temps

Ce sujet a été un thème récurrent tout au long de la conférence. Le temps est un concept qui diffère beaucoup, entre une entreprise qui veut développer un projet en suivant un échéancier très précis et une commanauté qui est présente sur place depuis des dizaines, voire des centaines d’années. Un participant à fait ressortir le fait que les projets sont en réalité en deux phases distinctes de développement puisque le concept de temps n’est pas le même pour toutes les parties prenantes. Trois questions nous préoccupent particulièrement :

  • Le langage commun : nous devons nous mettre d’accord sur un langage commun pour échanger avec les communautés et pour y parvenir le temps constitue un élément-clé.
  • La stratégie de désengagement : elle doit être bien comprise par tous et ses échéanciers bien clairs afin que l’accent soit mis sur les bénéfices durables pour la communauté.
  • Les ententes et les accords avec les communautés peuvent servir de véhicule pour définir les bénéfices, les retombées, ainsi que pour établir un langage commun et un échéancier.

En plus de ces fils conducteurs, nous avons discuté de certaines des technologies mises au point par Boréalis au cours de la dernière année.

  • SaaS : il s’agit d’un logiciel en tant que service (Software as a Service) qui agit comme plate-forme standard,  intégrant les principaux modules de Boréalis et offert dans une formule d’abonnement en ligne. Cette application a été mise au point à la demande d’entreprises minières juniors et d’exploration lors de la conférence de l’an dernier.
  • Boréalis Analytics : il s’agit d’un outil d’analyse qui peut générer des documents ponctuels ou spécifique à partir de données existantes dans l’application Boréalis. Cette application a aussi été développée à la suite d’une demande des participants à la conférence de l’an dernier.
  • Solutions mobiles : les modules de Boréalis,  disponibles pour les plateformes iPhone, iPad et Windows, peuvent désormais être utilisées aussi pour de l’utilisation de données que pour l’entrée d’information en mode hors ligne. Les données sont synchronisées lorsque la connection au réseau est disponible.

Enfin, nous avons présentés un certain nombre de modules de BoréalisIMSMC qui visent à appuyer la gestion des bénéfices aux communautés :

Toutes ces discussions nous ont permis de jeter un regard sur le travail qui a été accomplit jusqu’ici et, à travers les sujets abordés, d’identifier des solutions spécifiques aux industries extractives qui pourront aider et soutenir les changements à venir. Les plate-formes sont en mesure de soutenir des secteurs spécifiques des industries extractives, tels que la liquéfaction de gaz de charbon dans le Queenslandou les secteurs du pétrole et gaz dans les marchés émergents. En combinant divers intervenants dans une plateforme industrielle nous pouvons notamment contribuer à résoudre plusieurs types d’impacts cumulatifs.

La technologie peut contribuer à créer un changement positif mais elle ne sera jamais qu’une partie de l’équation. Comme nous l’avons vu à la conférence, le processus, le modèle RSE et – plus important encore – les gens constituent les éléments-clé dans cette l’équation. Pour tirer le meilleur parti des programmes de bénéfices aux communautés et garantir le succès du développement et des opérations des projets, chaque composante doit être utilisée de façon optimale.

Merci à tous les participants et conférenciers qui ont contribué à enrichir les discussions, et merci à toute les personnes qui ont participé de près ou de loin aux séminaires et débats de la conférence. Nous espérons que les propositions discutées mèneront à des changements au cours des prochaines années et nous souhaitons pouvoir demeurer des acteurs de ces changements.

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