custom_avatar
Par le 2 août 2011 - Blogue RSE

L’histoire de l’industrie minière, pétrolière et gazière regorge de catastrophes qui ont eu des conséquences sociales et environnementales dévastatrices.

L’explosion et l’incendie de la plate-forme pétrolière offshore Deepwater Horizon, en 2010, ont entraîné une des plus grosses et incontrôlable fuites de pétrole connue à ce jour.  Ce déversement a engendré une panoplie de dommages sur les écosystèmes sensibles du golfe du Mexique et de la Louisiane. Cet  incident a toutefois servi de rappel aux compagnies œuvrant dans le domaine extractif comme quoi la réduction des  coûts au maximum lors du développement initial de projet peut finalement provoquer des dépenses encore plus significatives en plus de causer des dommages sociaux et environnementaux considérables.

Changer les attitudes à l’égard de la gestion des risques

Tandis que la catastrophe de Deepwater Horizon ternissait la réputation de l’industrie pétrolière dans son ensemble, un grand nombre de grandes sociétés œuvrant dans les secteurs miniers, pétroliers et gaziers ont tout de même  réalisés  des progrès significatifs  au niveau de l’amélioration de la gestion des impacts sociaux et environnementaux découlant de leurs activités.

Malgré leurs  efforts, ces sociétés ne font toujours pas la une, mais grâce à une gestion intelligente de leurs impacts sociaux et environnementaux, elles seront en mesure  d’atténuer leurs  risques financiers et de maintenir leur réputation.  De par la nature de leurs opérations,  ces sociétés devront constamment traiter avec  le compromis entre le développement économique et la dégradation de l’environnement qu’elles engendrent.

L’extraction des ressources naturelles non renouvelables peut donc  parfois sembler incompatible avec le concept de développement durable, un concept prônant une interaction positive entre les résultats sociaux, environnementaux et économiques.  Face à cette problématique, les  compagnies sont de plus en plus sensibles aux perceptions du public  vis-à-vis de leurs activités.

Vers les bonnes Pratiques

Les progrès technologiques et l’ère des médias sociaux ont précipité la diffusion au large public d’information concernant les incidences des compagnies sur les collectivités et l’environnement. Ainsi beaucoup d’entre elles ont commencé à adopter le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) comme un moyen d’assurer le maintien de leur droit d’exploitation.  Dans ce contexte, la prévention, l’évitement et l’atténuation des impacts sociaux et environnementaux sont devenus des priorités dans la gestion de nombreuses entreprises.

D’ailleurs,  l’industrie minière intègre maintenant la gestion des risques environnementaux et sociaux à tous les stades de développement de ses projets. Cela  fait dorénavant partie des bonnes pratiques internationales utilisées par les compagnies dès les premières étapes de planification et de conception d’un projet et ce,  jusqu’à la clôture  et à la désaffectation du site. Dans l’industrie pétrolière et gazière, l’évolution vers les méthodes d’extraction non conventionnelles telles que la fracturation hydraulique a été sujet d’inspection par les régulateurs et le public, obligeant les entreprises à détailler la gestion de leurs plans afin de s’assurer que les aquifères et les ressources en eau douce sont adéquatement protégés. Par choix ou par nécessité, ces changements constituent un tournant dans la façon d’opérer des entreprises.

Pour conclure, gérer de façon responsable les impacts sociaux et environnementaux n’est pas seulement la bonne chose à faire,  cela  a également un impact direct sur la réputation et les risques économiques de l’entreprise.

Discussion