custom_avatar
Par le 9 janvier 2014 - Blogue RSE

Les catastrophes naturelles comme le typhon Haiyan aux Philippines nous rappellent à quel point nous pouvons être à la merci des éléments et de dame nature. Du jour au lendemain, elles peuvent causer d’énormes dommages dans une communauté, tant sur le plan économique qu’environnemental. En raison des changements climatiques, les entreprises, organisations, gouvernements et communautés sont de plus en plus sollicitées pour tisser des partenariats entre elles et participer à la préparation aux situations d’urgence.

Gérer le chaos

Les semaines qui suivent une catastrophe naturelle sont très difficiles pour les victimes. En plus du traumatisme causé par les morts et les blessés, les populations doivent souvent affronter la faim, trouver de l’eau, rechercher des proches disparus, etc. Passé les premiers mois, les communautés retrouvent peu à peu leur routine, mais puisque les revenus des pays en développement dépendent en grande partie des récoltes et de l’élevage, les dommages infligés aux champs de riz, aux terres, à l’équipement agricole et la disparition d’animaux de ferme rendent la reprise économique difficile.

Les entreprises devraient-elles aider les communautés?

Les grands projets d’infrastructure dans les secteurs minier, pétrolier et gazier se retrouvent majoritairement dans les pays en développement et la plupart de ces projets sont administrés par de grandes entreprises. Si bien que lorsqu’un désastre naturel frappe dans ces pays, les entreprises se retrouvent souvent dans une position de premier répondant. Quel doit être le rôle d’une compagnie dans ces situations? Si la population a l’impression que l’entreprise n’a pas contribué à alléger ses souffrances, les communautés engagées dans le projet pourraient devenir moins réceptives. D’un autre côté, si la compagnie intervient vigoureusement mais coordonne mal ses activités avec les autorités responsables des mesures d’urgence, il pourrait en résulter des problèmes de communication et de logistique et cela pourrait affecter la relation à long terme avec certaines parties prenantes.

Pour éviter de tels scénarios, plusieurs entreprises aident leurs parties prenantes à se préparer aux situations d’urgence. Car s’il est impossible d’éviter les catastrophes naturelles, il est en revanche possible de s’y préparer afin de réduire les incertitudes.

La plupart des grandes entreprises qui opèrent dans les pays en développement ont des plans pour évacuer leurs employés et protéger leurs infrastructures. Toutefois, ces plans d’urgence ne prennent pas toujours en considérations les besoins des communautés dans ces situations, tels que les besoins en nourriture et en abris de fortune pour venir en aide aux victimes. Pourtant, les entreprises peuvent contribuer grandement à la préparation aux mesures d’urgence en identifiant par exemple les acteurs-clé et les médiateurs dans les communautés, ainsi que les sources de vulnérabilité en cas de désastre.

Bâtir des relations solides

Si les entreprises s’engagent avec les communautés bien avant que surviennent une catastrophe, si elles tissent des relations authentiques et solides avec elles en créant des partenariats avec des entreprises locales et en contribuant à l’économie locale, les crises provoquées par les catastrophes naturelles seront pour elles plus faciles à gérer. Il y aura toujours de l’incertitude, mais les décisions devraient être plus faciles à prendre. Même lorsqu’elles font face à la critique du public, les compagnies qui ont construit de bonnes relations avec les communautés ont plus de ressources pour trouver des solutions : avoir une bonne feuille de route facilite la résolution de conflits.

Voici quelques sources additionnelles d’information sur le sujet :

Public-Private Partnerships and Disaster Resilience : Un rapport de l’APEC qui est aussi un document de référence sur la façon de créer des partenariats, les bonnes pratiques et qui présente des études de cas (en anglais seulement).

Guiding Principles for Public-Private Collaboration for Humanitarian Action : Un document publié par le Forum économique mondial et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des nations unies (en anglais seulement).

Pour plus d’information sur le système de gestion des parties prenantes de BoréalisIMSMC

Discussion