Ne trouvez-vous pas que convaincre les représentants gouvernementaux est difficile? Bien que les professionnels des affaires publiques doivent en général maîtriser l’art de la communication, transmettre ses idées ou persuader un public cible n’est pas toujours si simple!

Être écouté et vous faire comprendre font partie des plus grands défis que vous avez à surpasser pour que les projets de votre organisation prennent forme.

Soyons réalistes. Peu importe dans quelle industrie vous travaillez, vous faites face à une certaine compétition. Non seulement, vous avez de la compétition, mais en plus, ces compagnies ciblent en général les mêmes intervenants gouvernementaux que vous. Or, c’est toujours plus difficile de prouver votre point dans un environnement surpeuplé et surchargé.

Comment pouvez-vous vous démarquer? Comment pouvez-vous vous faire remarquer par vos parties prenantes les plus importantes? Et comment pouvez-vous établir une relation plus durable avec elles afin de pouvoir faire augmenter le succès de vos activités de lobbying?

La réponse est peut-être dans le fameux art du récit (storytelling)!

Qu’est-ce que l’art du récit et pourquoi il est important pour la gestion des affaires gouvernementales

Selon  InsideHr:

« Le storytelling peut être décrit comme l’art de la communication utilisant des histoires et des récits. Cette pratique est dérivée du folklore et des histoires culturelles qui ont été transmis verbalement génération après génération et souvent sous forme écrite. Communément, ils sont appelés des histoires de grand-mère et ils traitent d’identité, d’histoire, d’individualité et de culture. »

Généralement associé au marketing et à la publicité, l’art du récit peut être également utile pour des expertises très variées.

C’est un outil important pour expliquer des enjeux complexes et les lier avec les intérêts d’une personne, ses valeurs et son expérience. Par exemple, en tant que professionnel en relations gouvernementales, vous pourriez utiliser ce genre de narration pour humaniser les problèmes les plus sombres.

Afin de mieux connecter avec vos parties prenantes, vous devez communiquer la mission et la vision de votre entreprise sous la forme d’un récit qui peut être facilement compris et à travers lequel, vos interlocuteurs peuvent s’identifier.

Les gens sont lassés de voir des chiffres subjectifs partout. Il est toujours important de prouver votre point avec des faits vérifiés, mais vous devez les enrober d’un récit si vous désirez être entendu. Surtout lorsque vous faites affaire avec des représentants gouvernementaux qui entendent des statistiques qui ne sont pas toujours très vraies, toute la journée.

En fait, le lien entre l’art du récit et les affaires publiques devient de plus en plus évident. Ainsi, l’organisme Public Affairs Council a récemment lancé un laboratoire des tendances en ligne qui met en avant des exemples de bons récits associés aux relations gouvernementales et qui donne également des idées pour améliorer le récit de votre organisation.

 

Comment juger de la qualité de la narration?

Tous les récits n’ont pas la même valeur. Vous pourriez empirer les choses si vous racontez une histoire de pauvre qualité ou hors-sujet. L’authenticité est la clé, n’inventez rien!

Alors, qu’est-ce qui rendra une narration bonne? En faisant quelques lectures, je suis tombé sur un article de Jason Thibeault, spécialiste en marketing, auteur et entrepreneur, and j’ai trouvé que sa liste de facteurs qui font qu’un récit est remarquable résume très bien ce qu’il y a d’important à savoir.

Voici les 8 facteurs d’une bonne narration (adaptés au contexte des relations gouvernementales).

1- Connexion

Une bonne histoire doit vous connecter à vos parties prenantes. Cela doit être une expérience partagée.

2- Engagement

Se lancer dans l’art du récit n’est pas une activité ponctuelle. Cela doit être une course à vie.

3- Les parties prenantes au centre

Cela doit concerner les parties prenantes et non votre entreprise.

4- Un personnage fort

Mettez en scène un personnage intéressant auquel le public va s’attacher.

5- Crescendo

Préparer une fin surprise.

6- Cohérence

Vous ne pouvez pas faire correspondre l’histoire à votre humeur du jour. De plus, tous les membres de votre équipe doivent connaître l’histoire et la partager suivant les mêmes principes directeurs.

7- Convaincre

L’histoire doit finalement convaincre les parties prenantes. C’est la magie : relier vos activités de lobbying à l’art de raconter des histoires.

8- Émotions

Les histoires doivent être émotionnelles (et je ne parle pas seulement de larmes ici, mais de toutes sortes d’émotions). Si l’histoire ne parvient pas à susciter une réaction du public, ils l’oublieront.

 

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À propos de François Robichaud
François compte 10 années d’expérience à implémenter des solutions sociales et environnementales complexes sur de grands projets d’infrastructure internationaux. Il s’est joint à Boréalis en 2009, où il a contribué au succès de projets à travers le monde. François a de l’expérience en engagement avec les parties prenantes, investissement social, gestion des plaintes, réinstallation et restauration du mode de vie, étude d’impact et biodiversité. À l’extérieur du travail, François est passionné par les volcans, la séismologie et pratique même certains sports extrêmes de temps à autre.

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