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Par le 10 Juillet 2013 - Blogue RSE

En RSE comme dans bien d’autres domaines, le diable est souvent dans les détails. Plusieurs des participants à la Conférence Boréalis 2012 ont reconnu la nécessité pour les entreprises extractives de développer des relations constructives et durables avec leurs parties prenantes. Toutefois, personne n’a prétendu que c’était une tâche facile. Qu’est-ce qui peut alors faire la différence entre une initiative couronnée de succès et une autre sur le point d’échouer, malgré tous les efforts humains consentis? Et qu’est-ce qu’une entreprise peut faire pour maximiser ses impacts positifs et réduire les risques de conflits?

L’année passée, nos panélistes ont identifié des pistes d’analyse que nous aimerions maintenant explorer davantage et partager avec la communauté RSE. En voici quelques-unes :

  • Il est essentiel de respecter les obligations juridiques, mais cela ne sert à rien si vous n’avez pas de permis social. Une entreprise doit travailler fort pour obtenir ce permis et le conserver, mais s’il est perdu, il est difficile de le récupérer.
  • Une bonne gestion des données est une des clés pour améliorer la réputation d’une entreprise, bâtir un lien de confiance avec les communautés et percevoir rapidement les signaux d’alerte.
  • Les problèmes éventuels devraient être identifiés avant de se concrétiser. La gestion des données facilite votre travail et vous aide à faire le suivi de ces problèmes.
  • Lorsqu’ils gèrent des plaintes, les gestionnaires devraient toujours avoir à l’esprit ces trois mots : responsabilité, prévisibilité et rétroaction.

Plusieurs questions demeurent, toutefois, quant à la façon de mieux intégrer ces pratiques aux activités quotidiennes de l’industrie. La Conférence Boréalis 2013, qui se tiendra à Brisbane les 18 et 19 septembre, est une bonne occasion d’étudier ces questions plus en profondeur.

Avantages pour les communautés

Comment l’industrie peut-elle atténuer les impacts négatifs pour les communautés? Réduire les impacts sur les communautés qui vivent près des projets miniers, gaziers et pétroliers peut non seulement être avantageux pour ces communautés, mais aussi pour les entreprises puisque cela prévient l’avènement plus tard de problèmes en cascade. D’un autre côté, les communautés s’attendent à tirer de plus en plus profit des activités liées aux ressources : gérer les préoccupations et faire le suivi de l’implication socioéconomique d’une entreprise deviennent donc essentiels.

Comment peut-on maximiser les impacts positifs? Les projets importants de l’industrie extractive ont généralement des conséquences négatives sur les communautés. Ces conséquences peuvent être contrebalancées en partie par des programmes communautaires, des possibilités d’emploi et des projets pour développer l’économie locale. Mettre en place de telles initiatives constitue un bon point de départ et il est important d’avoir un bon système de surveillance pour mesurer leur efficacité. Mais pour obtenir des résultats encore meilleurs pour les communautés locales, il faut commencer plus tôt, améliorer les processus internes, négocier des ententes et, en général, faire les choses différemment. Au bout du compte, les communautés touchées se demanderont toujours : Sommes-nous mieux maintenant? Notre objectif est que la réponse soit « Oui ».

La Conférence Boréalis 2013 est conçue spécialement pour les cadres supérieurs, les gestionnaires, les directeurs de projet et les intervenants impliqués dans la performance communautaire et sociale et la responsabilité sociale d’entreprise. Les participants peuvent s’attendre à y trouver l’information la plus récente sur les meilleures pratiques de l’industrie, qui sont en constante évolution, à rencontrer des gestionnaires et intervenants de haut niveau et à participer à des discussions qui contribueront à définir les approches et les pratiques de demain.

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