Bien qu’au cours des  dernières années leur popularité n’ait été qu’auprès des organisations liées aux domaines extractifs (lesquelles ont des impacts sociaux et environnementaux distincts sur leurs sites d’approvisionnement), les outils et logiciels de gestion des parties prenantes peuvent faire une énorme différence pour les firmes dont les opérations se rattachent à bien d’autres industries. Dans cet article, je présenterai diverses petites et moyennes entreprises qui font partie de ces autres industries, plus précisément dans un contexte Nord-Américain.

Quelle est la différence entre l’entrepreneuriat et l’entrepreneuriat social?

Simplement dit, l’entrepreneuriat c’est la volonté et la capacité d’une organisation à développer et gérer ses activités incluant tous les risques que ça peut lui amener, dans l’objectif final de faire des profits. Mais dernièrement on a observé en Amérique du Nord et en Europe  des firmes qui se concentrent sur les activités d’entrepreneuriat social plutôt que de poursuivre les objectifs de base de l’entreprenariat. En tant qu’entrepreneur social, les organisations combinent la participation au bien commun à celui de faire des profits. Dans ce contexte particulier, les firmes tombent sous la catégorie du secteur commercial et doivent être conformes à toutes les exigences règlementaires appropriées. Ceci inclut leur engagement auprès des actionnaires, mais en tant qu’organisations d’entrepreneuriat social, ces firmes doivent aussi prioriser l’engagement auprès de toutes les autres parties prenantes.

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Afin d’aborder et engager correctement les bons enjeux liés aux parties prenantes, les firmes doivent accomplir la tâche (parfois décourageante) d’identifier leurs parties prenantes, de les prioriser et d’évaluer leur engagement auprès d’elles. Lorsqu’une organisation manque de processus éprouvés et de conseils appropriés, elle peut passer à côté d’opportunités  de communiquer, écouter et engager avec les parties prenantes importantes à propos de sujets proéminents ou actuels. C’est à ce moment que les cadres réglementaires pour les entrepreneurs sociaux entrent en jeu, comme par exemple les Benefit Corporations (entreprises d’intérêt pour la société) aux États-Unis (d’autres alternatives existent, comme FlexC en Californie et L3C Low-profit Limited Liability companies) ou en tant que Community Contribution Company (CCC) en Colombie Britanique, au Canada.

Ces lignes directrices offrent les conseils nécessaires pour bien s’engager auprès des parties prenantes et d’assurer l’imputabilité des organisations via des mécanismes légaux bien établis. Dans la majorité des juridictions au Canada et aux États-Unis, les entreprises d’intérêt pour la société n’existent pas, mais il y a un standard de certification qui offre la preuve à la société qu’une firme est en fait responsable d’un point de vue social, imputable et transparente dans ses engagements auprès des parties prenantes.

La certification B Corp

Le tout se fait via la certification B Corp, qui est dirigée par l’agence de certification à but non-lucratif B Lab. D’importantes considérations vis-à-vis les impacts de la firme sur ses parties prenantes sont évaluées à l’aide de l’outil B Impact Assessment et d’un audit périodique des activités de la firme. Les firmes d’entrepreneuriat social et d’autres firmes du secteur commercial peuvent ainsi mettre à profit l’utilisation de leur certification B Corp pour montrer leur impact à leurs parties prenantes organisationnelles, institutionnelles et sociétales, et du coup être imputables envers des standards stricts.

La certification B Corp révèle le niveau d’engagement social de la firme aux parties prenantes et démontre comment celle-ci est en effet responsable et transparente de ses propres actions. Le B Impact Assessment analyse la firme, sa gouvernance, ses relations avec ses employés ainsi que son engagement communautaire, et du coup ces observations lui donnent une note entre 80 et 200 qui offre un repère pour que la compagnie puisse s’améliorer. Un outil de gestion des parties prenantes peut s’avérer indispensable pour atteindre une note élevée, puisqu’il permet de consigner les relations et d’identifier les parties prenantes clés et les enjeux importants.

Par conséquent, le processus d’identification et d’engagement des parties prenantes et l’utilisation des certifications B Corp pour les entreprises qui ne sont pas légalement établies comme d’intérêt pour la société, permettent aux entreprises et à leurs parties prenantes de s’intégrer d’une façon bénéfique du point de vue social, tant pour le succès des compagnies que pour les communautés où elles opèrent.

Pour en savoir plus sur les outils de gestion des parties prenantes et comment ceux-ci peuvent vous aider à devenir soit une Benefit Corporation ou pour faciliter l’obtention de la certification B Corp, contactez l’équipe dès aujourd’hui!

À propos de Ruben Burga
Ruben Burga has a PhD in Management from the University of Guelph, an MBA and is a licensed Professional Engineer. In his multi-faceted career, he has worked as a senior management executive and lived in Asia, Latin America and various locations in North America. Currently he is focused on teaching CSR in the College of Business and Economics at the University of Guelph and researching this area with a particular focus on stakeholder management with entrepreneurial companies. He can be reached at rburga@uoguelph.ca
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